Cap sur la mer de Cortez

Plus que 116km et nous aurons quasiment traversé le Mexique d´est en ouest… Plus que 116km et nous aurons rejoint la mer de Cortez, retrouvé le bleu de l´océan… Plus que 116km et nous serons aux portes de la Basse Californie… Encore une très belle étape et de belles rencontres sur la route touristique qui relie El Fuerte à Topolobampo d´où nous embarquerons dans un ferry surpeuplé en raison des vacances de pâques. Nous avons troqué les montagnes contre la chaleur des basses terres Mexicaines, mais les kilomètres défilent et c´est en entrant dans La Paz que nous fêterons notre millième.

Nous quittons El Fuerte vers 8h du matin pour profiter des heures les plus fraiches de la journée. Nous roulons à bonne allure, un petit vent frais nous rafraichi, la route est excellente et le trafic plutôt bas. A 11h10 nous avons déjà parcouru 41km et entrons dans le village de San Blas. Nous déjeunerons ici une excellente soupe de boulettes de poisson… un délice. Comme dirait François, règle numéro 1 : ne pas se laisser abattre !

Nous repartons vers 13h l´estomac bien rempli. La chaleur nous freine quelques peu… l´inconfort de nos selles encore plus. Nous ne ferons pas les 116km d´une traite et nous ne voulons pas dormir à Los Mochis donc nous décidons de faire encore quelques kilomètres et de nous arrêter pour aujourd´hui.

Lors d´une pause courses au supermarché… c´est le drame… derrière un panneau en bois… se trouve le cadavre d´une jeune femme blonde… Barbie s´est fait tuer au Mexique ! J

Après nos 64km du jour (un record), séduits par la verte pelouse d´un joli ranch à l´entrée de Constancia, nous allons demander l´autorisation de camper. Comme toujours nous sommes très bien accueillis. Un vrai coup de cœur pour cet endroit où l´on apprend aux chevaux à danser !

Le patron est un riche mexicain qui détient un certain nombre de stations de gaz et d´essence dans la région et dont la passion est d´avoir des chevaux de ballet. Il nous fait découvrir son univers, nous buvons quelques bières fraiches en sa compagnie et passons une excellente soirée. Chou va même pouvoir faire un tour à cheval.

Nous passons une très bonne nuit et repartons tôt pour arriver à Topolobampo pour le déjeuner. En un peu plus d´une heure nous franchissons l´entrée de Los Mochis situé à 20km de Constancia. Nous perdons un peu de temps à nous orienter dans cette ville pas vraiment jolie et filons enfin droit sur Topolobampo. Il n´y a pas de Ferry aujourd´hui, nous passerons donc la nuit là-bas en attendant celui de dimanche soir.

Les derniers kilomètres sont difficiles pour nos fesses… nous avons des crampes dans le bas du dos mais nous ne lâchons rien. Nous déjeunerons au bord de la mer ! De loin la ville avait l´air jolie, perchée sur sa petit montagne… en s´approchant nous nous rendons compte que la réalité est bien différente. Le lieu est sale, gris et pas vraiment charmant. Dommage.

Il est 13h, nous avons roulé 50km dans la matinée, sommes affamés. Dur de trouver autre chose que des cocktails de fruit de mer… nous on veut du lourd ! Finalement nous déjeunons dans la rue une bonne viande au barbecue. Nous avons fini l´étape, nous allons pouvoir nous reposer dans un petit hôtel jusqu´à demain… enfin… ça c´est ce que nous croyons ! Il n´y a qu´un seul hôtel à Topolobampo, il s´appelle La Marina et il est bien trop cher pour nous… Le vendeur de viande nous a dit que son père louait des chambres, nous retournons donc le voir. Nous tombons sur un vieux gripsou qui compte bien tirer profit de la situation… une maison qui sent le moisi, une salle de bain partagée dont la propreté laisse à désirer, une chambre minuscule aux draps douteux… et il nous demande 300pesos pour ça (20euros), ce qui est réellement du vol ! Manifestement c´est un hôtel de passe et il nous fait payer la chambre a l´heure. Nous ne nous laissons pas prendre au piège et lui proposons 150pesos pour son taudis plein de puces. Il n´est bien sûr pas d´accord, c´est pas grave, nous irons camper sur une petite plage située à 10km et puis c´est tout.

La plage est LE lieu préféré des habitants du coin pour le we, il y a un peu de monde la journée mais vers 19h elle se vide et nous avons la mer et le sable juste pour nous.

Nous campons sous le toit en paille d´un restaurant de plage où nous déjeunerons demain midi d´excellents fruits de mer. Nous goutons la Campechana, une soupe froide de type gaspacho avec des crevettes et des morceaux de calamars… rafraichissant.

La plage est extrêmement surveillée… il y a un gang de robocop marins… étrange.

Vers 14h nous repartons pour Topolobampo acheter nos billets pour le Ferry du soir.

Il est 15h au port. On sert le numéro 249. Nous avons le numéro 292. Un monsieur qui est là depuis 11h du matin nous dit que seulement 30 personnes sont passées en 4h… Nous repartons en ville faire la réservation sur internet pour être certains de monter à bord. De retour au port, on sert le 262. Désespérant. Malgré notre réservation nous devons tout de même faire la queue pour obtenir les tickets. Il est 17h30 quand arrive enfin notre tour… « il faut faire enregistrer les vélos comme véhicules »… on est reparti pour 30minutes. Lorsqu´on nous remet ENFIN les billets nous apprenons qu´il n´y a plus de fauteuils disponibles, donc pour le même prix que les autres nous voyagerons « dans la salle de restaurant » Il faut tout de même savoir que cette traversée en ferry nous coûte à deux avec nos vélos la modique somme de 2056 pesos soit un peu moins de l´équivalent d´un salaire de vendeur au Mexique…

Le bateau est bondé… dans le bar il y a des gens partout avec des couvertures. On se croirait dans un camp de réfugier version 5 étoiles avec les serveurs et les hôtesses tirés à quatre épingles… On nous avait dit « BajaFerries, c´est du luxe ». Et bien le seul luxe ici, c´est le prix. A 20h30 on nous informe que le diner va être servi à la cafétéria. Nous faisons 1h de queue pour que l´on nous serve une portion ridicule de sauté de porc avec du riz. Le reste est en supplément… Le service est vraiment extrêmement mauvais.

Après le repas nous tentons de trouver un endroit plus ou moins correct pour passer la nuit… le moindre couloir, le moindre espace entre deux sièges est occupé. Il y a des réfugiés partout !!! Nous finissons par dormir dans la cafétéria callés entre un mur et un pied de table… Le matin à 6h le bateau entre dans le port de La Paz. La compagnie n´est même pas capable de nous offrir un café… il faut à nouveau faire une queue interminable pour s´acheter un café immonde et cher. Nous attendrons, nous les avons assez engraissés. Bref, pour aller en basse Californie, il semble qu´Aerobus, la compagnie lowcost, soit une meilleur option que le ferry que nous ne recommandons absolument pas !

La Paz ? et bien non, le port d´arrivée est en réalité celui de Pichilingue situé à 18km de sierra de La Paz… T´as pas dormi ? t´as pas eu de café ? et ben tu pédales !

Heureusement que la route est belle…

Publicités
Catégories : Amerique centrale, Mexique | 2 Commentaires

Navigation des articles

2 réflexions sur “Cap sur la mer de Cortez

  1. De Giuli

    Bon anniversaire ma belle, gros bisous de nous 3 😉 kiss, kiss, kiss…..

Quelque chose à dire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :