¡Loreto – Guerrero Negro, ´sta luego Baja Sur!

Loreto… Mulege… Santa Rosalia… San Ignacio… les incontournables de la base Californie sud. Entre immensités désertiques, majestueux volcans, sierra aux mille couleurs, oasis rafraichissantes, plages aux eaux turquoises et antiques missions jésuites nous avons traversé de véritables joyaux sur cette route le long des quelques 275km allant de Loreto à San Ignacio avant de finir notre course à Guerrero Negro. Si le vent du nord n´avait pas été de la partie et que nos montures ne montraient pas de signes de faiblesse nous en aurions encore plus profité… mais nous savons que nous reviendrons !

Loreto – Rosarito: 65,3km en 5h10 doucement le vent du nord se lève…

La journée fut longue mais pas totalement désagréable grâce à un bon repas au restaurant Las Palmas de Rosarito. Le vent du nord nous à gentiment freiné toute l´après-midi et ce soir il semble s´intensifier… nous verrons demain.

Rosarito – Mulege: 77km en 4h30… 10 min de vélo… 3h30 d´attente et 50min de voiture…

Des rafales à 90km heures ont bercé notre nuit… ce matin le vent du nord est bel et bien là… le sable tournoi, les panneaux s´envolent et les palmiers plis sous sa force. Nous tentons un départ… en montée… ça guidone bien… virage à gauche… vent de côté… dès la première rafale, le vélo part au milieu de la route. Et comme par hasard ce matin les camions se sont donné le mot… un chaque cinq minute que nous n´entendons bien sûr pas arriver tant ce vent nous rend sourds. A peine un kilomètre et nous capitulons. Continuer dans les petits virages et la route étroite de la sierra serait inconscient, nous retournons au point de départ pour faire du vélo-stop.

Nous attendrons 3h30… puis enfin nous ferons la route à l´arrière d´une camionnette. Le vent et la vitesse nous donne l´impression de sauter en parachute, nous avons du mal à respirer tout cet air qui nous arrive en pleine figure. Nous découvrons alors les eaux turquoise de la magnifique baie de conception… une merveille. Il était prévu d´y déjeuner… dommage que nous rations ça.

Puis nous arrivons enfin au Trailer Parc où nous retrouvons Skipper. Il nous offre une chambre pour la nuit. Peu après notre arrivée c´est un voyageur à moto qui vient y trouver refuge, épuisé par le vent. Nous passons une excellente soirée en compagnie de Jason le motocyclo et Skipper le déglingo accro aux petites pilules en tous genres. Skipper nous prépare un délicieux poulet au barbecue et apprend à Poupette a désosser des pattes de poulet J

Mulege – Santa Rosalia: une étape en deux temps…

6h le réveil sonne… hum… dehors les palmiers sont toujours agités… nous nous rendormons. Skipper nous a convaincu d´aller faire un tour sur les bords du Rio de Mulege. Nous décidons donc de visiter ce matin et de partir pour Santa Rosalia cette après-midi.

Nous découvrons que Mulege est une oasis en plein désert… la mer rentre dans les terres formant une rivière d´eau cristalline et permettant ainsi la survie d´une palmeraie luxuriante.

Un petit tour à la mission jésuite Santa Rosalia nous permet d´en apprécier toute la beauté. Les aigles volent au-dessus de cette immense forêt.

Le petit village de pêcheurs est lui aussi plutôt joli avec ses vieilles maisons et sa grande place, malheureusement les maisons en contrebas ont été détruites par un ouragan il y a quelques mois. C´est le troisième en cinq ans, lors de fortes pluies l´eau descend de la sierra alentour et converge vers la mer, inondant et emportant tout ce qui se trouve sur le chemin.

Skipper devait se rendre au village de Santa Rosalia et nous y déposer mais finalement, au dernier moment il n´y va plus (c´est toujours comme ça avec Skipper J). A 15h, malgré le vent toujours assez fort, nous décidons de lui tenir tête, enfourchons nos montures et nous lançons à l´attaque de la sierra. C´est à 8km/h que nous montons… ou à pied aussi parfois lorsque les bourrasques se font trop violentes, dans les descentes il semble que nous volions. En 2h nous n´avons parcouru que 21km mais nous avons fait les plus durs. Nous trouvons un endroit parfait pour un bivouac, abrité du vent dans le lit d´une rivière asséchée.

Le lendemain matin, le vent s´est calmé et c´est tranquillement que nous achevons de parcourir les 48km restants jusqu´à Santa Rosalia. En route nous faisons un petit arrêt par le port de San Bruno depuis laquelle on aperçoit, au large, l´île de San Marcos. Les villageois préparent une fête sur l´île à base de combats de coqs.

Nous nous auto-récompensons avec une monstrueuse assiette de poulette roti (chacun) à l´arrivée…

Santa Rosalia, un petit air de la nouvelle orléans et une église signée Gustave Eiffel…

Une petite ville pas comme les autres. L´architecture nous frappe en premier lieu avec toutes ces maisons en bois, ces petits balcons, ces bâtiments de style industriel et surtout cette magnifique église toute boulonnée dessinée par Gustave Eiffel et exposée la première fois avec notre dame de fer en 1889 à Paris. Rosalia est une ville minière et industrielle où résidait une grande communauté française, en témoigne l´inscription sur la vielle locomotive à l´entrée de la ville : « compagnie du Buleo ». Les habitants nous disent fièrement que les maisons sont de « style français », mais nous les informons que les maisons, en France ne ressemble pas à ça ! « Vous n´avez pas de maisons en bois ?» s´étonnent-ils.

Nous passons une nuit à Santa Rosalia et profitons de cette jolie petite ville avant de reprendre la route.

Santa Rosalia – San Ignacio: la cuesta del infierno…

Cela fait des kilomètres qu´on nous en parle de cette « cuesta del infierno » (la côte de l´enfer). Les trente premiers kilomètres après Santa Rosalia sont réputés pour être très dangereux : montées à plus de 15% sur une route étroite, virages à 90° et précipices… en prime les camions qui vont et qui viennent… Nous décidons de l´éviter et de faire du stop pour passer cette partie. Nous attendons tout de même 1h30 le pousse levé à la sortie de la ville avant de monter à l´arrière d´un pick-up jusqu´au volcan de Las Tres Virgenes situé à 32km. Parfait, nous passons le terrible tronçon mais pourrons tout de même pédaler et profiter du paysage.

Il nous reste tout de même une belle montée avant de pouvoir profiter pleinement de la descente et des paysages magnifiques de cette partie de la sierra où le volcan domine avec ses presque 1900m. La chaleur du désert est suffocante.

Nous nous arrêtons au kilomètre 52 pour passer la nuit derrière le restaurant « café Tuxpan » où nous pouvons diner et prendre un bon petit déjeuner le lendemain matin. La cuisine est excellente et la famille adorable. Ils offrent à Chou une selle plus confortable pour qu´il termine la route dans de meilleurs conditions.

Le lendemain matin, après un copieux petit-déjeuner nous effectuons les 20km restant jusqu´à San Ignacio en 1h15 seulement. Une petite balade matinale pour éliminer la pile de pancakes au sirop d´érable J

San Ignacio, bienvenue dans l´oasis…

Superbe, cette immense oasis vient nous rafraichir après tous ces coups de pédale dans le désert. Ce phénomène est toujours surprenant. Toute cette eau, cette végétation, toute cette faune… au milieu de cette terre si aride. Nous campons au bord de la rivière, au milieu des palmiers au spartiate campo Don Chon.

Nous rendons visite à la très belle mission jésuite de San Ignacio avant de gouter les spécialités locale à base de dates (je pédale donc je mange J).

Après-midi réglage des vélos… la cata. Chou se rend compte que ses deux chambres à air sont percées en divers endroits. Le gel avait fait son office jusqu´à ce jour… mais il a décidé d´arrêter. Opération rustine donc pour ce jour.

San Ignacio – Guerro Negro: une étape de 143km vite réglée…

Nous nous étions levés tôt pourtant… mais les pneus de Chou sont à nouveau à plat… les rustines ne tiennent pas. Il tente une nouvelle réparation, sans succès. Ah… le matos mexicain… quel bonheur. Nous embarquons donc les vélos dans un camion de bottes de fois direction Guerro Negro où nous trouverons le matériel pour réparer.

Sans regret… la route était sans intérêt particulier, du pure désert, une route plate et droite et un vent de face venant du pacifique… nous n´avons rien raté.

Finalement il va nous rester du temps avec tous ces petits coups de pouce alors nous continuons vers le nord. Demain direction chapala et la route 5 pour San Felipe.

Opération réparation en cours. Nous avons trouvé des chambres à air et même des protèges pneus récupérés sur un vieux vélo… Les pneus de Poupette sont presque totalement lisses mais la boutique n´a pas deux pneus identiques de bonne qualité pour les changer… il faudra que ça tienne encore pour faire les derniers 440km dont environs 40km sur de la route non asphaltée…

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Catégories : Amerique centrale, Mexique | 4 Commentaires

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4 réflexions sur “¡Loreto – Guerrero Negro, ´sta luego Baja Sur!

  1. françois

    de Cochabamba, je vous embrasse

    François

    • On t´embrasse depuis la frontière mexicaine-usa. Il fait 45°C de 11h à 18h… dur les coups de moulinette !
      Pour les pneus on pensait a des Vittoria Randonneurs 26*1,75 tu en penses quoi ?

  2. Voulez vous des pneux les loulous on les mettra dans les sacoches !

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